INTRODUCTION
Face à des marchés de plus en plus
mouvants et exigeants, et une demande de plus en plus sophistiquée, il devient
nécessaire de réguler et de rationaliser la circulation physique des
marchandises depuis l’approvisionnement en matières premières ou produits finis jusqu’à leur livraison chez le client. A cette fin, des chaînes logistiques
internationales se sont mises en place dans lesquelles les chaînes de transport
ont été insérées pour maîtriser la qualité de service tout le long de la chaîne
d’importation et d’exportation, autrement dit la livraison des marchandises aux
lieux voulus et dans les temps désirés par l’acheteur. Ce qui entraîne des
exigences considérables de la part des chargeurs vis-à-vis des opérateurs de
transport international. Ainsi, l’intégration des chaînes de transport dans la
logique d’une logistique de chaîne s’opère à travers une mutation des
professions de toutes les composantes des chaînes de transport international.
Cette mutation s’inscrit dans la logique de globalisation et de création des
espaces économiques élargis et engendre de nouvelles modalités de fluidité de
circulation des marchandises et des moyens de transport
Présentation du secteur
L’importance de la branche du
transport peut être appréciée par la place qu’elle occupe au plan économique et
social.
Elle représente 6% du PIB et 9% de
la valeur ajoutée du secteur tertiaire. Tous modes confondus, le transport
absorbe 34% de la consommation nationale de l’énergie ; Il emploie
10% de la population active urbaine ;
Le produit de sa fiscalité contribue aux recettes du budget général de l’Etat à
hauteur de 15%.
Le transport routier au Maroc
assure 90% de la mobilité des personnes et 75% des flux des marchandises hors
phosphate, sur un réseau routier long de 57500 Km dont 32.100 revêtus, en plus
de près de 800 km d’autoroutes comprenant 6000 ouvrages dont 56% de ponts et
35% de dalots. Ce réseau supporte la circulation de près de 50 millions de
véhicules km/jour réalisée par un parc de 1,5 million de véhicules.
De son côté, le chemin de fer, long
de près de 2000 km assure le transport annuel de plus de 30 millions de tonnes
de marchandises et 1 million de voyageurs.
Bénéficiant d’un littoral long de
3500 km répartis sur l’Océan Atlantique et la Mer méditerranée, le Maroc
dispose de 27 cités portuaires et 30 ports auxquels s’ajoutera le port de
Tanger-Med, assurant un trafic de près de 60 Millions de tonnes et le
transport de 4 millions de personnes.
Le Maroc dispose, par ailleurs,
d’une quinzaine d’aéroports à vocation nationale et internationale qui assurent
annuellement le transport de 7 millions de voyageurs et 51
Millions de tonnes de fret.
En outre, le transport, et en
particulier celui des marchandises, est indéniablement nécessaire au bon
fonctionnement du tissu productif de par sa présence au niveau de tous les
maillons de la chaîne de valeur, de l’amont à l’aval. Il s’agit, de ce fait,
d’un secteur d’appui contribuant à la croissance nationale, comme en témoigne
la corrélation positive entre l’évolution de l’activité économique globale et
la croissance du secteur.
De même, le rôle du secteur du transport est
capital dans l’intégration de l’économie nationale dans l’économie mondiale ainsi
que dans le désenclavement des zones reculées du territoire national permettant
de juguler les pressions monopolistiques et les inégalités interrégionales.
Toutefois, le transport des
marchandises reste relativement peu développé en raison de sa structure
fragmentée, de la vétusté de son parc, de son coût élevé et des insuffisances enregistrées
en matière d’organisation et de gestion. Pour surmonter ces handicaps, notre
pays s’est engagé, ces dernières années, dans un processus de modernisation du
secteur et du développement de ses infrastructures. L’objectif est alors d’introduire
la concurrence, de réguler le marché et d’encadrer les petits opérateurs, dont
la majorité exerce son activité dans l’informel, afin de mettre à niveau ce
secteur pour qu’il assure son appui à l’activité économique nationale.